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Soeur Marie Keyrouz La Passion dans les Eglises Orientales

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La Passion dans les Eglises Orientales.

Ce double Album présente un pèlerinage entre les stances de la Passion du Christ, des Rameaux à la Résurrection avec des chants des principaux rites des Eglises orientales issues d'Antioche†:† Araméenne, Syriaque, Maronite, Byzantine, Mélkite et Arabe, coexistent depuis les premiers siècles du Christianisme.

Les poésies sont écrites par les Saints Pères des Eglises orientales, Grecque, Syriaque et Arabe, comme Jean Chrysostome, Basile le Grand, Ephrem et Romanos le Mélode qui nous invitent, chaque jour de la Semaine Sainte , à méditer un thème particulier de l’image de la foi et les mystères de l’histoire du salut†: Joseph vendu par ses frères, le jugement dernier, le figuier stérile, Marie Madeleine ou la pécheresse repentie, la trahison et le désespoir de Judas, le lavement des pieds, la scène de la Crucifixion du Christ pour finir avec les hymnes de la Résurrection.

Les caractéristiques musicales de ces chants sont étroitement liées à la théologie du peuple qui les pratiquent et à son histoire sociale. Le chant des rites araméen, syriaque et maronite s'est transmis oralement depuis les premiers siècles du Christianisme. Il est de caractère monastique, austère et d'inspiration populaire; Il est absolument monodique et presque toujours strophique et syllabique. Il est interprété en langue araméenne et arabe. Les mélodies procèdent toujours par mouvement conjoint et se limitent souvent à une quarte ou à une tierce avec un rythme très varié.

Quant au Chant Byzantin Mélkite, il dérive aussi de la première Eglise d'Antioche. Son utilisation remonte au IV° et VIIe siècle. Il était interprété en langue grecque, syriaque, puis arabe, mais actuellement, il n'est chanté qu'en grec ou en arabe.

C'est un chant A Cappella, noble, très sophistiqué et mélismatique; sa composition suit le principe des huit modes† et demande un registre très développé et une technique élaborée.

L'accompagnement instrumental dans la tradition de l’Eglise orientale Araméenne, syriaque et Maronite, se limitait à quelques instruments métalliques à percussion dont l'usage était réservé à quelques solennités comme les offices de la Nativité du Christ et de Pâques.

Mais au cours des siècles, l'accompagnement instrumental a pris plus de place dans l’interprétation des chants liturgiques des Eglises syriaque et maronite et il est confié aux instruments traditionnels comme le Ud, le Qanûn, le Nay, le Kaman et les Percussions.

L'improvisation occupe une grande place dans ces répertoires et vient exprimer l'inexprimable par de simples notes; la musique qui naît d'une conviction d'une foi, se rend au service du texte et manifeste la foi intime du chantre; dans ce style longuement utilisé dans les lectures chantées, nous voyons s’incarner la théologie de la Passion , l'émotion humaine devant la souffrance, et les capacités vocales.

Un pèlerinage théologique et musical de la souffrance à l’Espérance.

Sister Marie Keyrouz